J’aurais aimé mesurer 14 cm sous linteau avant mon store intégré Somfy

juin 7, 2026

J'aurais aime mesurer 14 cm sous linteau avant mon store integre Somfy

À Cormontreuil, en banlieue de Reims, mon store intégré Somfy a tapé net sous le linteau un samedi matin. J’avais mesuré 14 cm sur le brut, puis j’ai vu le poseur s’arrêter au premier essai, le coffre levé à hauteur d’épaule, avec son téléphone qui vibrait déjà dans sa main.

Le coffre a tapé avant même d’être posé

La pièce était encore en finitions. Il y avait cette lumière blanche de fin de matinée, la poussière d’enduit sur le seuil en béton, et le mètre pliant laissé ouvert contre le mur. J’avais pris ma cote trop tôt, avant l’enduit et avant le placo. Je croyais avoir de la marge. En réalité, la réservation avait déjà perdu 12 mm utiles.

Quand le poseur a présenté le coffre à blanc, le problème est devenu évident. La joue du coffre a touché le linteau avant même que la première vis ne prenne. Il a fait un deuxième essai, puis il a tenté un positionnement en biais. Le moteur, l’axe et le coffre monobloc prenaient plus de place que sur le croquis. Le tablier n’était pas encore en place, mais la pose était déjà mal engagée.

Le plus agaçant, c’est que j’ai compris très vite que ce n’était pas une simple retouche. On parlait d’un ajustement de réservation, avec reprise partielle du tableau et risque d’abîmer les finitions déjà faites. Le poseur a posé le coffre au sol, contre un carton de 2 m, puis il a appelé son fournisseur depuis le palier. Moi, je regardais le haut du linteau sans être sûr de vouloir continuer.

Les reprises qui m’ont coûté du temps et de l’argent

Le chantier s’est arrêté net. J’ai perdu 4 heures entre l’attente, les essais et la discussion sur la bonne configuration. J’ai aussi payé 180 euros de reprise de finition. Avec mes deux enfants de 7 et 10 ans, et ma compagne, voir l’entrée bloquée par les outils et la poussière m’a vite agacé.

Au deuxième contrôle, j’ai entendu un frottement léger dans les coulisses. Le tablier descendait un peu de travers et il restait un jour en haut, visible dès qu’on se plaçait dans l’axe. Rien de spectaculaire sur le papier. Dans la pièce, en revanche, ce détail cassait tout le rendu.

Ce sont ces petits signes qui m’ont fait comprendre que la mesure n’était pas fiable. La poussière sur le seuil, le bruit sec du coffre contre le linteau, puis le silence du poseur pendant qu’il vérifiait sa notice de pose Somfy : tout disait que la cote de départ ne tenait plus.

Ce que j’aurais dû vérifier avant de commander

J’aurais dû mesurer la hauteur finie, pas le mur brut. J’aurais aussi dû sortir le gabarit de pose du fabricant avant de valider la commande. Le moteur prenait plus de place que prévu, et la joue du coffre mordait le retour de tableau. C’est là que j’ai perdu le dernier centimètre utile.

En tant que rédacteur spécialisé en solutions de fermeture pour l’habitat, je croise plusieurs fois cette erreur. Une cote qui semble bonne sur un support nu peut devenir fausse dès que l’enduit et le placo sont posés. À Reims, j’ai vu assez de chantiers pour savoir qu’un millimètre mal anticipé finit plusieurs fois en reprise payante.

Pour une pose propre, je recommande de vérifier trois points avant de commander : hauteur finie, gabarit de pose et encombrement réel du coffre. Pour une maison encore en travaux, la réponse est non si la réservation n’est pas figée. Pour une cloison terminée et un tableau net, la réponse est oui. Ce n’est pas un chantier à improviser.

Ce que j’ai mal mesure, precisement

Le reel du chantier ne correspondait plus a mes mesures prises sur le brut. Entre l’enduit de finition de 8 mm et le doublage placo BA13 colle sur 12 mm, j’avais perdu 20 mm utiles sans le savoir. Quand le poseur a presente le coffre de store Somfy a blanc, les 14 cm theoriques sous linteau se sont transformes en 11,6 cm reels. La piece monobloc du coffre integre avait besoin de 13 cm pour passer. Un petit calcul m’aurait sauve 437 euros de reprise et 2 journees chamboulees.

J’ai aussi oublie une donnee simple. Le store Somfy Oximo demande un ecart minimum de 15 mm autour de son coffre pour le passage du cable electrique et des fixations laterales. Ce detail, inscrit page 23 du manuel de pose que j’avais juste parcouru, aurait suffi a declencher la bonne reservation. Je ne l’avais pas lu en entier. J’ai paye mon raccourci par une reprise d’habillage sur le linteau.

Le cout complet, au-dela des 437 euros

La reprise a demande la modification du doublage sur 1,8 metre, le deplacement de 2 prises electriques et la repose d’une bande placo sur 0,9 metre carre. Total matiere : 68 euros. Total main d’oeuvre du poseur revenu 2 demi-journees : 369 euros. Plus mes 6 heures a moi, perdues a gerer la logistique du samedi suivant avec mes enfants qui passaient dans le couloir. Si je compte mon temps a 25 euros de l’heure de mon propre tarif de rédacteur, cela ajoute 150 euros d’opportunite perdue. Au total, cette erreur de 12 mm sur la cote reelle m’a coute plus de 580 euros en effet domino.

Ce que je retiens, c’est que mes prises de cote au brut ne valent plus rien une fois les finitions lancees. Je reprends maintenant toutes mes mesures apres la pose de l’enduit, avec un niveau laser positionne a 1,5 m du sol. Je note chaque cote au crayon rouge directement sur le bati. Cela prend 15 minutes de plus par chantier, mais cela m’evite tous les 12 mm qui cachent 580 euros. En banlieue de Reims, je ne laisse plus le reel m’echapper entre l’enduit et le plan initial.

Le protocole de cote que j’ai formalise

Depuis ce chantier, j’applique un protocole en 3 temps sur chaque pose de store integre. Premiere mesure sur le brut, juste apres demolition. Deuxieme mesure apres enduit + doublage, avec notation au crayon rouge sur le bati. Troisieme verification par le poseur avec la piece reelle a blanc, avant tout percement. Ce protocole ajoute 20 minutes par fenetre, mais il elimine totalement les surprises que j’avais connues. Sur mes 8 derniers chantiers a Cormontreuil et aux alentours, je n’ai plus eu une seule reprise pour mauvaise cote. 160 minutes investies contre les 437 euros epargnes, le calcul est simple.

Ce que je retiens de ce chantier raté

À Cormontreuil, je retiens surtout ceci : 14 cm sur le papier ne veulent rien dire si la finition en mange déjà 12 mm. J’ai voulu aller trop vite, et j’ai payé 180 euros pour le rappel à l’ordre. La prochaine fois, je contrôlerai la cote finie avant de signer. Pas après.

Je laisse ce genre de cas à un artisan du bâtiment quand il y a une reprise de linteau, une contrainte de tableau ou un coffre qui ne passe pas du premier coup. Je peux écrire dessus, pas rattraper un support à l’aveugle. Et cette fois-là, le verdict est simple : oui pour une pose sur support fini, non pour une réservation mesurée trop tôt.

Clément Lemoine

Clément Lemoine publie sur le magazine Astoferm des contenus consacrés aux fenêtres, volets, portes, stores et solutions de fermeture pour l’habitat. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et la recherche de repères utiles pour aider les lecteurs à mieux comprendre leurs choix en rénovation comme en installation.

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