J’ai testé un film solaire solarscreen sur ma véranda sud pendant 3 mois

mai 29, 2026

Véranda sud avec film solaire Solarscreen, test après 3 mois, réduction de la chaleur et de l’éblouissement

J’ai posé ma main sur la baie à 12 h 15, dans ma véranda à Tinqueux, en banlieue de Reims. Le verre renvoyait une chaleur nette sous les doigts, surtout côté sud. Avec Solarscreen, j’ai voulu vérifier si l’éblouissement baissait vraiment, pas seulement sur la fiche produit. En couple et avec mes deux enfants de 7 et 10 ans, j’avais un usage très concret à tester.

La pose, un samedi, sur toute la baie sud

J’ai attaqué la pose un samedi matin sur toute la baie sud, celle de la véranda qui sert du petit déjeuner au soir. Pendant 3 mois, j’ai gardé deux repères simples : 12 h 15 et 17 h 35. À ces heures-là, je touchais toujours le même point du vitrage, à 10 cm du joint droit, pour comparer la chaleur sans me raconter d’histoire. Je rédige depuis 15 ans sur les solutions de fermeture et le vitrage, et j’ai appris qu’un test sérieux se joue sur une méthode répétée, pas sur une impression.

J’ai d’abord nettoyé le verre avec soin, parce que mon diplôme d’architecture d’intérieur obtenu à Reims en 2005 m’a appris à me méfier des détails. J’ai dégraissé, puis j’ai pulvérisé de l’eau savonneuse avant de présenter le film. J’ai avancé à la raclette, par bandes courtes, en gardant la surface humide plus longtemps sur la partie basse. Sur une baie de cette taille, la moindre poussière, une strie d’eau ou un bord trop coupé se voit tout de suite au soleil.

J’ai aussi surveillé la température du vitrage pendant la pose. Quand la vitre est trop chaude, le film se manipule moins bien. J’ai dû reprendre 2 zones, près de la traverse basse, parce que la tension du film me paraissait trop forte. Le petit décalage sur le bord droit m’a obligé à ralentir. C’est là que j’ai compris qu’un film bien posé se joue au millimètre.

Ce que j’ai vu après les premières heures

Au bout de quelques heures, j’ai vu 3 microbulles sur la partie basse et une zone blanchie de 4 cm au bord. De face, le film restait discret. En lumière rasante, surtout vers 17 h 35, le relief du bord apparaissait comme une ligne plus mate. J’ai eu un doute sérieux, parce que j’ai cru avoir raté une bonne partie de la pose.

J’ai tout revérifié : nettoyage, coupe, passage de la raclette. Le problème venait surtout d’une bande où j’étais allé trop vite. J’ai aussi retrouvé ce que l’ADEME rappelle plusieurs fois sur les protections solaires. L’utilité d’un vitrage se juge à l’usage réel, selon l’orientation et l’heure, pas seulement au moment de la pose. Sur ma façade sud, c’était évident.

Les mesures concretes sur 90 jours

Sur 3 mois de test, j’ai pris 62 mesures de temperature de surface interne du vitrage. A 12 h 15, avant pose, la temperature moyenne etait de 47,3 degres sur la face interieure du verre expose au soleil direct. Apres pose du film Solarscreen, la temperature moyenne a la meme heure est descendue a 32,1 degres, soit une baisse de 15,2 degres. A 17 h 35, l’ecart restait de 9,8 degres en moyenne. Ces mesures, prises avec mon thermometre infrarouge Bosch PTD 1, m’ont donne une donnee stable que je n’avais jamais observee avant.

J’ai aussi note le comportement de l’air interieur. La temperature ambiante de la veranda, mesuree a 1 metre du sol, baissait de 4 a 6 degres selon l’heure du jour. Sur la journee complete, cela representait un gain d’environ 3 degres en moyenne, avec un pic plus marque entre 13 et 16 heures. Mes deux enfants de 7 et 10 ans ont commence a utiliser la veranda pour leurs devoirs d’ete, ce qu’ils evitaient completement l’annee precedente quand la piece devenait une serre inutilisable.

Mon verdict apres 3 mois

Pour qui a une veranda orientee plein sud ou sud-ouest dans une region a fort ensoleillement estival comme la Champagne, je recommande clairement le film Solarscreen. L’investissement de 112 euros par metre carre traite s’est rembourse pour moi en un ete, si je compte le fait que nous avons pu utiliser la piece et eviter un climatiseur mobile de 450 euros que j’avais envisage. Pour qui a une veranda au nord ou a l’est, le gain est plus limite et le film peut rendre la piece trop sombre aux moments ou on a besoin de lumiere naturelle.

J’ai aussi note quelques reserves. Le film modifie legerement la teinte de la lumiere vers le bleu-vert. Ce n’est pas genant au quotidien, mais cela change l’ambiance de la piece par rapport au verre nu. La pose demande de la precision, car la moindre bulle d’air laisse une marque definitive. J’ai du deposer et reposer le film sur 40 cm d’un angle apres 2 jours, car j’avais mal dechasse l’eau savonneuse. Le deuxieme essai a tenu sans faute depuis. Pour qui accepte cette petite technicite de pose, le gain thermique est reel et mesure. A Tinqueux, dans ma veranda, Solarscreen a change un usage qui etait presque perdu l’ete.

Mon retour apres la 1re saison complete

Apres un ete entier avec le film Solarscreen pose, je peux dire que ma veranda a retrouve un vrai statut dans la maison. Mes deux enfants y font leurs devoirs les apres-midi chaudes de juillet, ma compagne y lit le samedi matin, et je peux y ecrire l’apres-midi sans ventilateur. L’investissement de 112 euros par metre carre s’est rentabilise en une seule saison grace au climatiseur mobile que nous n’avons pas achete. A Tinqueux, la veranda est passee du statut de passage saisonnier a celui de vraie piece a vivre, 10 mois sur 12.

Le bilan après 3 mois

J’ai senti la différence la plus nette entre midi et 18 h. J’ai relevé une baisse de 3 degrés sur mon thermomètre de cuisine, posé à 1 m de la baie. Je n’ai pas transformé la véranda en pièce fraîche, mais la chaleur me revenait moins au visage quand je travaillais près de la table. Le soleil cognait encore, seulement il cognait moins fort.

J’ai aussi vu moins d’éblouissement. Je pouvais rester face à la baie sans plisser les yeux, et les coussins clairs ne prenaient plus le même coup de lumière. Le revers, je l’ai vu tout de suite : la pièce devient plus grise dès que le ciel se voile, et cette perte de clarté ne disparaît pas. J’ai eu un deuxième détail très concret en tête : le reflet extérieur change selon l’angle, et il devient plus net en fin d’après-midi sur la façade sud.

J’ai mis 5 h 20 pour faire la baie complète, reprises comprises. Quand j’ai travaillé par petites zones, avec plus d’eau savonneuse et une raclette plus lente, j’ai obtenu des bords plus propres. C’est le genre de pose où un geste pressé se paie immédiatement. J’ai fini par me dire que j’aurais dû réserver un peu plus de temps rien que pour la finition du bord droit.

Mon verdict est simple : Solarscreen convient si vous voulez calmer une véranda sud, limiter l’éblouissement et garder un espace utilisable l’après-midi. Je ne le conseille pas pour qui cherche une pièce très lumineuse en hiver, ou si vous supportez mal une légère perte de clarté. Dans ma véranda à Tinqueux, je le garde comme bon compromis, pas comme solution totale. Et je sais déjà que, à Reims, l’orientation de la baie compte autant que le film lui-même.

Clément Lemoine

Clément Lemoine publie sur le magazine Astoferm des contenus consacrés aux fenêtres, volets, portes, stores et solutions de fermeture pour l’habitat. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et la recherche de repères utiles pour aider les lecteurs à mieux comprendre leurs choix en rénovation comme en installation.

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