Le bidon HG était froid dans ma main, et la mousse verte collait au bas des profils alu de ma véranda. À 41 ans, avec 15 années d'expérience professionnelle, en tant que Rédacteur spécialisé en habitat et rénovation, j'ai séparé la baie en deux zones. J'étais sûr de moi au départ, puis j'ai suivi la différence pendant 31 jours, avec la pluie du matin et le soleil de l'après-midi.
J'ai gardé la même logique sur les deux moitiés, pour ne pas biaiser ma lecture. J'ai traité une face avec les profils seuls, puis l'autre avec les profils et les joints EPDM ensemble. Le contraste m'intéressait, parce que la mousse, les points verts et les traces noires ne racontent pas la même histoire selon l'endroit où ils se logent.
Comment j’ai organisé ce test sur ma véranda
Ma véranda couvre 12,6 m² et elle prend le soleil de l’ouest dès 15 heures. Depuis mes années comme Rédacteur spécialisé en habitat et rénovation, je sais que les angles racontent plus que la grande face, et c’est en notant cette lumière de l’après-midi que j’ai fini par comprendre comment l’orientation est de ma véranda a changé nos petits-déjeuners. J’ai vu un petit voile vert au pied des montants, puis des traces noires dans les rainures et sous les couvre-joints.
J’ai choisi un spray prêt à l’emploi et un second produit à diluer, à 19 euros le flacon. J’ai pris un pulvérisateur à main, une brosse souple, une microfibre et du ruban sur les vitrages. J’ai aussi protégé les joints et les vitres, parce que je voulais comparer profils seuls et profils plus joints sans me tromper sur les marques laissées par le matériel ; c’est le même souci de trace qui m’a poussé à reprendre un scellement d’appui de fenêtre en mousse PU, pour voir ce que le produit faisait vraiment sans biais.
J’ai noté quatre critères simples: l’aspect visuel, la sensation au toucher, la reprise des taches et la présence de coulures. J’ai relu les repères de l’Agence de la Transition Écologique (ADEME) sur l’entretien régulier des menuiseries extérieures. Ma Licence en architecture d’intérieur (Reims, 2005) m’a surtout appris à regarder la jonction avant la façade, parce que la saleté se cache d’abord là. Le même réflexe m’a servi quand j’ai comparé deux vitrages : avant de juger la façade, je me suis d’abord attardé sur la jonction, parce que c’est là que se lisent les défauts et les écarts de sensation.
J'ai relevé les zones à J1, J7, J21 et J31, toujours à la même heure. Avec mes deux enfants de 7 et 10 ans, je vois vite une trace blanche sur une vitre, donc j'ai été attentif au moindre halo. Le résultat que je cherchais tenait en une chose: un profil sec, sans film glissant, et des joints qui ne gardent pas la crasse dans leurs bords.
Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas comme prévu
Je suis parti sur la face exposée au soleil, et j'ai tout de suite vu le produit sécher trop vite. J'ai été frappé par des coulures claires sur le laquage foncé, juste après la première pulvérisation. J'étais sûr de moi, puis j'ai ralenti le geste et j'ai compris que la température me jouait un sale tour.
Je me suis retrouvé avec un angle mal protégé, et j'ai laissé des gouttes séchées près du joint. J'ai ensuite vu un bord blanchâtre sur le vitrage, exactement là où mon ruban avait bougé. Ce détail m'a agacé, parce que la zone propre ne pardonne pas ce genre de marque, même quand le reste paraît net à distance.
Quand j'ai rincé, une boue verdâtre a glissé vers les petites évacuations du profil. Elle est ressortie plusieurs heures plus tard, comme une coulure sale que je n'avais pas vue au départ. Je me suis retrouvé à reprendre le bas du montant, parce que le produit descendait dans les rainures plus vite que prévu.
Sans brossage léger, les points noirs sont restés coincés dans les micro-reliefs. J'ai aussi surdosé une passe, et le produit a coulé dans les rainures avant de s'accumuler au bas du profil. Le premier orage a fini le tableau, parce que les angles bas sont restés verts et que le retour de salissure m'a sauté aux yeux.
Trois semaines plus tard, la surprise en comparant les deux zones
Trois semaines plus tard, j'ai vu une vraie séparation entre les deux zones. Sur la moitié profils seuls, j'ai compté 14 points verts et 7 taches noires dans les angles. Sur la moitié profils plus joints, j'en ai noté 5 et 2, surtout sous les couvre-joints et près des caches d'assemblage.
Au toucher, la zone traitée profils seuls restait presque sèche, mais elle gardait un léger film glissant près des évacuations. La zone profils plus joints revenait plus mate, sans sensation poisseuse. J'ai fini par passer le doigt sous le couvre-joint, et c'est là que la différence a vraiment pris forme, parce que la saleté cachée restait moins vive.
J'ai compris qu'une brosse souple changeait plus que la seconde pulvérisation. Un frottement léger dans les rainures a décroché ce que le produit laissait derrière. Sans ce geste, la mousse grise partait, mais les points noirs restaient accrochés dans les petits reliefs de l'alu.
J’ai retrouvé la même logique sous les joints EPDM, où l’humidité stagne plus longtemps. Le point commun tient à l’humidité qui s’accroche longtemps à un joint d’étanchéité et ne laisse voir son effet qu’après plusieurs heures de séchage. La mousse jaunit d’abord, puis elle grise, puis elle se décolle après séchage ou après la pluie suivante. Après 24 heures, le résultat devenait déjà plus lisible, mais seulement sur les zones où j’avais brossé sans appuyer.
J'ai relu la fiche du CSTB sur l'EPDM, et j'y ai retrouvé une chose simple: ce joint encaisse bien l'eau, mais il garde l'humidité quand la gorge reste sale. C'est pour ça que la mousse s'installe dans les angles sous-joints, là où la pluie stagne un peu. Je n'ai pas vu ça sur la grande face, seulement dans les recoins et sous les recouvrements.
Mon verdict après un mois : pour qui ça vaut le coup de traiter aussi les joints
Après 31 jours, j'ai gardé la même lecture: le produit nettoie bien les profils alu visibles, pas les recoins tout seul. Mon côté traité profils et joints a mieux contenu la reprise dans les angles, et j'ai revu moins de vert au pied des montants. Mon expérience de rédacteur spécialisé en habitat et rénovation m'a appris que la façade propre se ternit vite si la gorge reste humide.
Le plein soleil m'a donné le pire rendu, avec des halos clairs que je voyais au soleil rasant. Sur un thermolaquage foncé, ça saute aux yeux. Sur de l'alu ancien ou anodisé, je ne sais pas si je retrouverais le même rendu, et je laisserais l'avis final à un artisan si la finition part déjà en taches.
Pour quelqu'un qui accepte de travailler à l'ombre, de réduire le dosage et de passer une brosse souple dans les rainures, je trouve le nettoyage combiné plus solide. Pour quelqu'un qui veut juste éclaircir la grande face et passer vite, profils seuls peut suffire. Moi, je garde une routine de fond une fois par an, puis un passage léger tous les 4 mois sur les zones exposées.
Je termine avec le même verdict que sur ma véranda en banlieue de Reims: les profils seuls donnent un résultat visible, mais les joints changent la tenue dans le temps. Dans l'esprit des repères de l'ADEME, j'ai vu qu'un entretien régulier garde mieux les fermetures propres que les gros rattrapages tardifs. Sur mon test, la zone profils plus joints a tenu plus nette au bout de 31 jours.


